
Pourquoi isoler son habitation?
Avec une isolation adéquate, vous réduisez considérablement la quantité de chaleur qui s’échappe par les murs, le sol et la toiture, ce qui entraîne une économie des frais de chauffage. De plus, vous ressentirez moins vite la sensation de froid et il faudra moins de temps à votre habitation pour se mettre à température. L’isolation joue aussi un rôle pendant l’été, elle évite les températures insupportables dans la maison.
Retenez simplement que vous ne risquez pas de trop bien isoler mais seulement de ne pas assez ventiler.
Terminologie
Afin de bien comprendre le jargon des professionnels, voici un aperçu des termes les plus employés en matière d’isolation.
La valeur U : elle remplace l’ancienne valeur k minuscule. La valeur U indique la quantité de chaleur qui passe en une heure à travers 1m² de la surface extérieure d'un élément de construction, avec une différence de température de 1°C, ou Kelvin, entre l'intérieur et l'extérieur. Elle est mesurée en watts par mètre carré et Kelvin (W/m²K). Plus cette valeur est petite, meilleure est l'isolation thermique du matériau. La valeur U est généralement calculée sur base de l’épaisseur de l'élément de construction choisi.
La valeur K : c’est la valeur d’isolation globale du bâtiment, son niveau est déterminé sur base des valeurs U. Plus la valeur K est basse, mieux la maison est isolée et moins il y a de déperditions calorifiques. Lors du calcul, il faut aussi tenir compte de la compacité de la maison, plus l’habitation est compacte, plus la valeur K est faible. Une maison carrée aura donc une valeur K inférieure à une maison rectangulaire isolée de la même manière.
La valeur lambda: elle donne la valeur d’isolation relative d’un matériau déterminé. Plus cette valeur est faible, mieux le matériau isole. Ce qui ne signifie pas forcément que le matériau présentant un faible lambda est le meilleur en terme d’isolation. En effet, une valeur lambda élevée peut être compensée par une couche plus épaisse du matériau en question.
Les différents matériaux d'isolation
Le choix des matériaux est difficile et capital car ils se valent généralement tous. Tout sera donc question de vos préférences et de vos priorités. Assurez-vous toutefois de la valeur lambda et des caractéristiques techniques pour prendre la bonne décision. Demandez également conseil à votre architecte et à votre fournisseur.
Petit conseil : utilisez les matériaux affichant l'agrément technique UBAtc (Union Belge pour l'Agrément technique dans la construction).
Afin d’être le plus précis possible, nous vous proposons ci-dessous le détail des différents matériaux…
Les laines minérales
Il y a plusieurs catégories de laines minérales. Laine de roche, laine de verre, souple, rigide, semi-rigide,… bref un large éventail s’offre à vous. La laine de roche est composée de diabase (roche volcanique) alors que la laine de verre est constituée de sable de silicium, de soude et de marne. La composition est la seule chose qui différencie ces deux matières car leurs prix et leurs valeurs isolantes sont quasiment identiques.
Les laines minérales peuvent se présenter sous différentes densités. On utilise principalement des matelas souples pour les toitures en pente. Il en existe deux types :
- les matelas à languettes, munis de bords d’adhérence qui facilitent l’agrafage.
- les matelas laine de roche, généralement placés dans la structure du toit. Mieux vaut les utiliser si les chevrons ne sont pas
installés à égales distances.
Pour terminer, vous trouverez aussi sur le marché les laines minérales rigides et semi-rigides sous forme de panneaux. Ceux-ci servent principalement à isoler les murs creux.
Les panneaux synthétiques
Ils se classent en quatre catégories: EPS, XPS, PUR et PIR.
Le polystyrène expansé (EPS) est également appelé mousse artificielle. Son principal avantage est son prix. Sa valeur lambda n’étant pas très faible il faut utiliser des panneaux plus épais que pour les autres matériaux synthétiques.
Le polystyrène extrudé (XPS) est une mousse synthétique de structure cellulaire fermée. Ce matériau est de plus en plus utilisé car il présente une grande résistance à la compression et a une meilleure valeur isolante que l’EPS. Si vous faites votre choix en fonction du prix, sachez que l’XPS demande un investissement un peu plus important que l’EPS.
Le polyuréthane (PUR) est fabriqué à partir de résidus de pétrole. C’est celui qui a la meilleure valeur isolante, mais aussi le prix le plus élevé. Mieux vaut utiliser ce type de panneaux si vous manquez de place. Depuis quelques temps, on trouve du mortier isolant à base de polyuréthane. Ce matériau est utilisé comme couche de remplissage, et ce aussi bien pour l’isolation des sols, des murs ou du toit.
A retenir : le PUR isole également acoustiquement.
Le PIR (polyisocyanurate) est un matériau qui a fait son grand retour sur le marché grâce à une technologie innovante qui lui a permis d’avoir une valeur lambda inférieure à celle du PUR. De plus, il peut être utilisé sur toit plat. Le PIR est constitué de petites cellules fermées qui offrent une conductivité thermique basse. Cela permet alors de réaliser une isolation de qualité avec une fine couche de matériau.
Le mortier isolant à base de polyuréthane
Ce matériau est utilisé comme couche de remplissage. Posé sans raccord et sans interruption, le mortier isolant permet d’éviter les ponts thermiques et englobe parfaitement toutes les conduites et autres câbles dans un bloc monolithique.
Ce matériau est composé de billes de polystyrène, de grains de PUR ou de vermiculite pour la matière isolante. Outre le matériau isolant, le mortier se compose d’un adjuvant sec pour faciliter la pose, de ciment classique et d’eau. En fonction du fournisseur, le ciment sera inclus ou pas dans le mélange.
Lors de la pose, quel que soit le type de mortier isolant, la température ambiante de la pièce et du support doivent être de minimum 5°C et maximum 35°C. Avant de commencer, vérifiez la propreté de la surface : pas de graisse, pas de poussière. Vous pourrez marcher sur le sol, 3 à 4 jours après la pose, quant à la couche de finition, elle pourra être posée environ 5 jours après le temps de durcissement.
La finition, parlons-en. Le mortier isolant peut accueillir plusieurs types de matériaux : revêtement armé, sol coulé, carrelages sur lit de sable-ciment, ou encore béton (lissé, poli, etc.).
Comparaison entre les laines minérales et les panneaux synthétiques
Les laines minérales sont plus souples, le placement est donc facilité car les fibres s’insèrent les unes dans les autres, le tout sans mécanisme de fixation. Les laines minérales ont une bonne valeur lambda et absorbent le bruit, elles peuvent être utilisées sans aucun souci en tant que matériau d’isolation acoustique.
Conseil : Protégez-vous lors du placement car les laines minérales peuvent provoquer des démangeaisons ce qui n’est pas le cas des panneaux synthétiques.
A retenir : Une solution a été trouvée concernant le placement. Il est maintenant possible de se procurer de la laine de roche avec une membrane protectrice.
Point fort des panneaux synthétiques, leur poids. En effet, ils sont beaucoup plus légers que les laines minérales ce qui diminue fortement le risque d’affaissement et de ponts thermiques. Leurs autres atouts sont une valeur lambda très faible et une bonne imperméabilité.
L’isolation multiréfléchissante
Le principe de base peut être comparé à un thermo, c'est-à-dire deux parois réfléchissantes qui maintiennent la chaleur dans un espace déterminé. Dans ce type d’isolation, les quatre formes de transmission calorifique (conduction, convection, rayonnement et changement de phase) sont neutralisées. On peut ainsi obtenir une très bonne valeur isolante avec une faible épaisseur d’isolation.
Ce matériau est constitué de verre très dur dont la valeur lambda est légèrement supérieure à celle de la laine minérale et des panneaux synthétiques. Le verre cellulaire se caractérise par une forte résistance à la compression. Il est principalement utilisé sous forme de panneaux pour les toitures plates et inclinées, mais on le retrouve aussi en bloc à placer sous la maçonnerie pour éviter les ponts thermiques.
Les matériaux d’isolation naturels
En comparaison avec les matériaux traditionnels, la fabrication des isolants naturels nécessitent moins d’énergie car il s’agit souvent de composant recyclé. Rien ne se perd, tout se transforme! Léger inconvénient, ce type d’isolant est principalement vendu par des détaillants spécialisés en constructions bio-écologiques et sont un peu plus chers que les matériaux classiques.
Le liège
Généralement présenté sous forme de panneaux, le liège est utilisé pour l’isolation du sol et/ou de la toiture. En ce qui concerne le pouvoir isolant et le placement, ces panneaux sont comparables à la laine de roche.
Le liège peut également se présenter sous forme de grains expansés et cuits. Dans ce cas, il est principalement employé lors de rénovation pour combler des murs creux et prévenir la transmission des bruits entre différents étages.
Le plus : Le liège a d’excellentes propriétés acoustiques.
Les fibres de cellulose (flocons de papier)
La matière de base des fibres de cellulose est le papier recyclé, c’est un matériau 100% naturel. La valeur lambda de cet isolant est comparable à celle des laines minérales. Le principe de fonctionnement de ces fibres est de capter la vapeur d’eau et par la même occasion de régler l’humidité. De plus, ces flocons de papier absorbent très bien le bruit. Le placement est assez simple, il suffit de répandre les flocons uniformément.
A retenir à propos de la fibre de cellulose :
• Ce matériau contient du sel de bore, cela signifie qu’en cas d’incendie, aucune flamme n’apparaît. La fibre se consume mais ne brûle pas.
• Certains types de cellulose peuvent absorber jusqu’à 30% d’humidité par rapport à leur poids sans perdre de qualité isolante.
• La fibre de cellulose peut réduire jusqu’à 24% la consommation énergétique.
• Ce matériau peut être posé pour isoler thermiquement et acoustiquement le toit, le plancher, les cloisons et les parois.
En ce qui concerne la pose, la fibre de cellulose est injectée sous pression dans les murs ou les entre-toits. Ce procédé permet d’éviter les ponts thermiques car toute la surface est uniformément recouverte.
L’isolation à base de bois
Les fibres de bois résultent du recyclage de copeaux, de sciures, et d’autres résidus issus de la production du bois. Les fibres sont généralement injectées dans des espaces creux.
Les panneaux en fibres de bois sont quant à eux utilisés pour l’isolation des murs, du toit, et comme isolant acoustique sous les revêtements de sol. Certains de ces panneaux peuvent être recouverts de paraffine ou de bitume pour garantir une bonne imperméabilité.
Le chaume
Bien que principalement connu comme couverture de toit, le chaume existe aussi en panneaux. Ceux-ci sont très solides et ont une forte résistance à la rupture. Etant donné leur grande flexibilité, ils peuvent même être utilisés sur un support courbé.
Le lin et la laine
Ces isolants se présentent sous forme de matelas, totalement naturels, ils ont les mêmes applications que les laines minérales. Le lin a comme caractéristique d’absorber et de restituer l’humidité. Quant à la laine, son atout principal est d’avoir la résistance au feu la plus élevée de toutes les fibres naturelles.
Les coquillages
Les coquillages sont principalement utilisés comme couche isolante contre l’humidité et la chaleur sur le sol de vides sanitaires. En cas de rénovation, vous pouvez les utiliser entre les solives d’un espace aéré, à condition que celui-ce ne soit pas aéré de façon excessive.
La perlite
La perlite est une roche volcanique utilisée sous forme de granulés expansés comme isolant thermique et/ou acoustique. Elle est souvent mélangée dans la chape en béton ou avec du béton de remplissage. L’atout de la perlite est son incombustibilité.
La vermiculite
Provenant du micaschiste, elle est généralement appliquée sous la forme de granulés expansés. On la retrouve également coulée entre des solives ou mélangée au bitume pour isoler les toitures. La vermiculite est surtout très utile dans des atmosphères humides (murs creux et vides sanitaires) et extrêmement chaudes (conduits de cheminée). Afin de renforcer son incombustibilité, la vermiculite peut être mélangée à du plâtre ou transformée en panneau ignifuge.
(Source : www.homecocooning).
Les problèmes d'aération et d'humidité
Une isolation digne de ce nom ne réside pas uniquement dans le choix des matériaux. Le placement est très important, celui-ci est correct à partir du moment où votre isolant est totalement étanche. Une très bonne isolation est indispensable pour éviter les problèmes de condensation, les courants d’air et les déperditions calorifiques.
L’étanchéité à l’air est assurée par un écran d’air du côté chaud de l’isolation et par un brise-vent du côté froid de celle-ci. Ces deux systèmes évitent que l’air froid ou chaud circule dans l’isolation.
Une humidité trop importante dans l’isolation est souvent à l’origine de problèmes de condensation. Si de l’air chaud et humide est présent dans la pièce à isoler, veillez à ce que l’écran d’air soit étanche à la vapeur. Vous éviterez ainsi qu’une quantité trop importante de vapeur n’aboutisse dans l’isolation proprement dite.
Certains matériaux peuvent être utilisés aussi bien en écran d’air qu’en pare-vapeur. Ils sont alors pourvus d’une membrane plastique dès leur sortie d’usine. Si vous optez pour ce type d’isolant, veillez à placer cette couche du côté intérieur et à rendre les joints étanches.
Au cas où le matériau n’est pas livré avec pare-vapeur, il est fortement conseillé de placer une protection séparée du matériau isolant, surtout au-dessus de pièces chaudes et humides. Dans les deux cas, vous devez faire attention à l’étanchéité des joints et du raccordement au gros œuvre.
Il est indispensable de placer un écran d’air du côté chaud du matériau isolant (côté intérieur). Sachez que transpercer cette protection pour le câblage, ou d’autres motifs, peut nuire à la valeur isolante de la construction.
Dans les murs creux, l’étanchéité à l’air est plus souvent réalisée par le plafonnage qu’à l’aide d’un écran d’air. Le plafonnage se fait côté intérieur de la paroi. Si vous désirez que la paroi intérieure de la maçonnerie soit apparente, le plafonnage se fera côté extérieur.
Sachez qu’il est inutile de placer un pare-vapeur dans les murs creux.
En ce qui concerne les toitures, il est recommandé de placer un écran d’air qui fera également office de pare-vapeur. Le dispositif du côté intérieur doit être étanche à l’air et imperméable à la vapeur. L’inverse est de mise à partir de l’isolation vers le côté froid. Si c’est le cas de votre isolation, sachez que tout doit être aussi perméable que possible, de sorte que l’humidité s’évapore et ne crée aucune condensation.
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La construction du mur
Le mur creux
Un mur creux est composé d’un mur extérieur (mur de façade) et d’un mur intérieur (paroi intérieure) avec, entre les deux, un espace creux. Généralement, ce creux est rempli entièrement ou partiellement d’une couche d’isolation. Le mur intérieur peut être composé de blocs-treillis, de béton argex ou cellulaire, de blocs de béton ou encore de brique silicocalcaire. Le mur de façade sera, quant à lui, composé de brique de parement.
L’objectif principal du creux est de récupérer l’eau de pluie qui s’est infiltrée. Les murs de façade étant généralement peu étanche, l’eau peut presque toujours pénétrer dans le creux. C’est pourquoi, il est préférable de placer une couche hydrofuge au bas du mur et au-dessus des linteaux. A l’heure actuelle, on utilise surtout des membranes synthétiques au lieu de la couche de roofing d’autrefois.
Pour pouvoir évacuer l’eau qui a pénétré, il est recommandé de pratiquer quelques ouvertures au dessus de la protection. Pour ce faire, vous pouvez ne pas boucher certains joints verticaux entre les briques. Et si vos murs sont étanches à la vapeur (généralement le cas des murs peints ou en briques émaillées), sachez que des ouvertures de ventilation sont indispensables.
Mur ventilé ou pas?
Un mur est dit non ventilé lorsqu’il est totalement rempli de matériaux isolants. Un remplissage complet facilite la réalisation. En effet, les panneaux sont maintenus par les murs intérieurs et extérieurs, cette technique permet d’éviter la convection due aux faux creux. Les faux creux apparaissent quand l’isolant n’épouse pas parfaitement le mur en raison des morceaux et résidus de mastic.
En revanche, pour les murs creux ventilés, il y a un espace entre le parement extérieur et la couche d’isolation. La plupart du temps, c’est cette méthode qui est généralement utilisée. Elle permet aux murs extérieurs de sécher plus rapidement grâce à l’air ventilé et il n’y a aucun risque de pénétration de l’eau de pluie. Un mur ventilé est indispensable lorsque le mur extérieur est étanche ou composé de matériaux non résistants au gel.
Le mur massif simple
Si vous préférez l’enduit extérieur aux briques traditionnelles, ce n’est pas la peine d’investir dans la construction de murs ventilés, un mur massif simple sera amplement suffisant. Cette méthode requiert moins de main-d’œuvre et permet de réaliser des économies. L’isolation est donc placée à l’extérieur du mur et est ensuite recouverte par un enduit.
Avec une isolation placée à l’extérieur, vous ne risquez aucun pont thermique car il y a peu de variations de température, ce qui réduit également l’apparition de fissures.
Si vous choisissez de placer l’isolation contre le mur intérieur, celui-ci ne sera pas capable d’absorber la chaleur excessive, ce qui crée un effet de serre pendant l’été. Dans ce cas, un système de refroidissement artificiel est indispensable.
Le placement du matériau d’isolation
Le matériau isolant est fixé au moyen de crochets d’ancrage contre le mur portant intérieur. Les panneaux d’isolation doivent être parfaitement alignés de sorte que les jointures verticales se chevauchent. Les crochets d’ancrage sont généralement munis d’un pli goutte d’eau. Après le placement, celui-ci doit se trouver dans le creux restant. Vers l’extérieur, les crochets d’ancrage doivent obligatoirement s’incliner légèrement vers le bas.
Très souvent, les crochets sont fixés dans les joints lors du maçonnage du mur portant. C’est la méthode la plus rapide. Il existe aussi des crochets qui se fixent après avoir foré un trou dans le mur portant, et qui doivent être vissés par la suite. Cette technique demande plus de temps au placement, mais offre une meilleure garantie de fixation. Il y a également des crochets d’ancrage à cheville. Dans ce cas, le crochet est muni d’un disque de pression qui serre l’isolation contre le mur. Ces crochets s’enfoncent simplement à l’aide d’un marteau dans le trou préalablement foré.
Lors de la fixation, veillez à ce que le matériau d’isolation ne soit pas comprimé, car cela réduit son pouvoir isolant.
Les erreurs sont monnaie courante. Un placement est correct lorsqu’un manteau isolant continu est créé, ce qui signifie que tous les panneaux d’isolation doivent être parfaitement jointifs. La moindre ouverture entre deux panneaux peut créer une importante déperdition calorifique. Il faut donc être attentif aux endroits où le mur est interrompu, comme les balcons ou les appuis de fenêtre.
Autre recommandation, veillez à ne pas exposer le matériau d’isolation à l’humidité. Lors du maçonnage extérieur, remplissez correctement les joints verticaux, cela empêche l’infiltration d’eau.
La manière idéale de procéder consiste à maçonner entièrement le mur intérieur, de placer l’isolation et de terminer par le mur extérieur.
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L'isolation de la toiture
Le toit étant notre principal moyen de protection contre le vent, la pluie et le froid, une bonne isolation est indispensable.
Votre grenier n’est pas aménagé en espace habitable
L’isolation se placera de préférence sur le plancher. De cette manière, vous évitez que la chaleur des pièces situées à l’étage inférieur monte vers le grenier. Certes, l’espace restera frais mais ce n’est pas un drame.
Dans cette situation, plusieurs types d’isolation sont envisageables :
• Le sol du grenier est en béton. Il n’a aucune fonction et vous n’y allez jamais, le matériau isolant peut être posé à même le sol.
• Le sol est en bois ? Utilisez un matériau avec pare-vapeur afin d’éviter la condensation.
• En fonction de votre budget et de vos envies, vous pouvez également placer un pare-vapeur sur un sol en béton.
Vous utilisez votre grenier comme pièce ordinaire
L’isolant devra être appliqué contre les parois intérieures de la toiture.
Trois possibilités s’offrent à vous :
• L’isolation sous les tuiles, c’est-à-dire sur la surface supérieure de la charpente. Cette méthode empêche les ponts thermiques et protège la charpente.
• L’utilisation de panneaux de toiture avec isolant intégré consiste à utiliser des éléments préfabriqués. Ces panneaux sont fabriqués sur mesure en usine, certes, c’est plus cher à l’achat, mais le travail est parfaitement exécuté. De plus, la pose est simplifiée car les panneaux se fixent directement sur les gîtes. Notez qu’il existe deux types de panneaux : double et simple paroi. Le premier est recouvert d’un panneau d’aggloméré qui résiste à l’humidité, le second est simplement constitué d’une couche d’isolant.
• L’isolation de la sous-toiture est la méthode de travail la plus traditionnelle. Généralement, les panneaux semi-rigides de laine de roche ou de verre sont utilisés.
L’isolation d’un toit plat
Ce type de toiture a souvent mauvaise réputation… Pourtant, les matériaux disponibles pour les toitures en pente sont également efficaces pour les toits plats.
Pour les structures en béton, l’isolant peut être placé sur le béton et recouvert d’une membrane d’étanchéité. En cas de rénovation, il est préférable de poser l’isolant au-dessus de la couche d’étanchéité.
Si le toit est constitué d’une structure bois, celle-ci ne peut être isolée que par le côté supérieur. En effet, une isolation par le dessous créerait de la condensation. La meilleure solution est donc l’isolation inversée. Cela signifie que le matériau isolant est placé au-dessus de la couverture de toit.
Vous pouvez également isoler sous la couche d’étanchéité, mais au-dessus de la structure de toit, c’est ce qu’on appelle la technique du toit chaud. Dans ce cas, un pare-vapeur est indispensable.
A retenir : Le verre cellulaire est un très bon matériau d’isolation. Certes, il coûte plus cher à l’achat que les autres matériaux, mais il est ininflammable, ne dégage pas de vapeurs toxiques en cas d’incendie, et a une compressibilité élevée.
Info pratique: 40% de l’investissement dans une isolation de toiture peuvent être portés en déduction sur votre déclaration fiscale.
L'isolation du sol .
Il existe différentes méthodes d’isolation du sol. L’une d’elle consiste à utiliser des hourdis dont la face inférieure est couverte d’une couche isolante. Si vous désirez améliorer cette isolation, deux choix s’offrent à vous :
- Ajouter des matériaux d’isolation au béton ou à la chape. Il s’agit généralement de mortier isolant ou de PUR injecté.
- Placer des matériaux préalablement fabriqués, cela inclut les différents panneaux d’isolation
(voir paragraphe 4 de ce chapitre).
Les panneaux d’isolation et le PUR injecté ont pour avantage d’avoir une valeur lambda inférieure à celle des mortiers coulés. Les panneaux sont donc moins épais et ont plus de pouvoir isolant que les mortiers.
Par contre, l'avantage des mortiers isolants est la rapidité de placement. En effet, il est possible de placer en une seule opération l’isolation et la chape de remplissage. Etant donné que ces matériaux sont liquides, ils se placent automatiquement contre les conduites, dans les coins et sur les parois, ce qui diminue le risque des ponts thermiques.
Il existe différents matériaux pour ce type d’isolation :
- Le béton mousse (béton cellulaire qui contient de l’air) et le béton argex (béton traditionnel mélangé avec des billes d’argile expansée) sont relativement bon marché, mais ils ont une valeur lambda très élevée, et donc un faible pouvoir d’isolation.
- Le mortier isolant a une bonne valeur lambda et peut être utilisé comme couche de remplissage. Ce mortier est généralement livré sous forme sèche dans des sacs, mais il est possible de le commander prêt à l’emploi grâce à des camions-mélangeurs.
Si vous comparez uniquement les prix, le PUR s’avère être le matériau le plus cher au mètre carré. Mais ce surcoût est récupéré par le fait que le PUR a la meilleure valeur isolante et qu’il peut être placé en plus fine couche. Autre avantage, cette mousse se place très rapidement et ne nécessite aucun temps de séchage.
L'isolation acoustique.
L'isolation acoustique consiste à maintenir le bruit, autant que possible, à l'extérieur d'un espace déterminé. Avant toute chose, il est important de différencier isolation acoustique et absorption acoustique. La première maintient le bruit à l’extérieur d’un espace déterminé, la seconde restreint les ondes sonores dans une pièce.
Le phénomène d’absorption est du aux matériaux que vous utilisez dans votre intérieur. Le liège et la moquette donnent de meilleurs résultats qu’un sol carrelé. L’absorption peut être améliorée par le placement de matériaux souples et moelleux sous le revêtement de sol ou derrière le revêtement mural.
En ce qui concerne l’isolation acoustique, on peut distinguer le bruit aérien et le bruit de contact. Dans le premier cas, une source acoustique fait vibrer l’air qui arrive à notre oreille. Dans le second, la source acoustique fait d’abord vibrer un élément de construction (mur, escalier, vitre,…).
Réduire les nuisances sonores.
L’isolation est un aspect important dans la problématique des nuisances sonores. Il faut en tenir compte lors de la disposition de vos pièces, et a fortiori si votre habitation est mitoyenne, semi-mitoyenne, ou encore située dans une rue très fréquentée.
Le choix des menuiseries extérieures est très important. Les châssis fixes et les châssis double feuillure laissent passer moins de bruit. Pensez également à la qualité des vitrages et optez pour des vitres intérieures et extérieures d’épaisseur différente. Ce système est une barrière efficace au bruit, et dans la plupart des cas, n’engendre pas de frais supplémentaires.
Pour éviter le bruit de l’évacuation de l’eau, l’écoulement doit être le plus court possible. Côté pratique, veillez à ne pas placer les tuyaux d’alimentation et d’évacuation dans les chambres à coucher. Il existe certains accessoires comme les pièces de raccord souples, les étriers de fixation anti-vibration, ou encore des cales de support élastiques qui permettent de réduire le bruit sanitaire.
Les matériaux à absorption acoustique.
Les matériaux souples comme les laines minérales, les fibres de cellulose et les mousses acoustiques à base de polyuréthane fournissent de bons résultats en matière d’absorption acoustique. Ils peuvent être utilisés dans la construction de parois, de sols flottants,… Quant au liège, il convient surtout pour arrêter le bruit.
La construction à parois multiples est une bonne option pour l’isolation acoustique. Afin d'obtenir de bons résultats, il suffit d’appliquer la loi masse-cellule-masse. Deux couches de matériau forment la masse, et entre elles se trouve une languette qui se compose d’air et/ou d’une couche isolante, c’est la cellule. Lorsque la première couche se met à vibrer, le raccordement entre les deux couches arrête ces vibrations, ce qui ne fait parvenir qu’une infime partie du bruit à la couche suivante. L’efficacité de ce dispositif dépend de la largeur des creux, de l’épaisseur de la couche isolante, du nombre de panneaux en plâtre et enfin, du type de structure portante.
Une bonne isolation acoustique peut être réduite à néant si vous placez une porte qui isole mal dans une paroi de séparation. Soyez donc attentif aux bruits déviés par le sol ou le plafond.
Il y a différentes manières d’éviter cela. Vous pouvez prolonger le mur de séparation jusqu’à la structure portante supérieure, opter pour un faux-plafond avec de bonnes performances acoustiques, installer un absorbeur acoustique au-dessus de la paroi de séparation, ou encore utiliser des joints souples pour les raccords.
Le bruit nous parvient également par le sol, c’est pourquoi on retrouve dans de nombreuses habitations une isolation contre le bruit de contact. Il s’agit d’une couche isolante posée sous la chape de l’étage supérieur et empêchant la transmission des nuisances sonores. Cette couche peut être constituée de mousses acoustiques à base de polyuréthane ou de laines minérales, mais peut aussi être coulée directement sur le sol. Ce dernier point favorise le placement le long des conduites et dans les coins.
Pour lutter contre les bruits aériens, utilisez un faux-plafond fermé, tel qu’un plafond en plâtre dans lequel vous aurez préalablement placé des laines minérales ou des fibres de cellulose.
Ventilation et acoustique.
La ventilation et l’acoustique ne font pas bon ménage. En effet, la plupart des grilles de ventilation apportent de l’air frais dans la maison mais provoquent aussi du bruit. Notez toutefois qu’il existe des grilles de ventilation qui se fixent au-dessus du profilé de fenêtre et qui sont camouflées, en partie, derrière la maçonnerie extérieure. Vous avez aussi le choix entre des grilles acoustiques de porte et des grilles murales. Ces deux systèmes sont discrets et ont aussi une bonne efficacité. C’est à vous de choisir! .(source: www.homecocooning.com)